22.02.2007

Sortir de prison, l'indifférence.....

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L'institution lâche brutalement les sortants de prison sur un trottoir, le jour de leur libération, sans souvent les prévenir de leurs droits. Elle les a brisés, dépersonnalisés, déstructurés durant des années, au point de transformer certains d'entre eux en larves et en mollusques, et de les rendre incapables de refaire face à la vie extérieure : bien sûr l'administration adopte un langage humaniste pour se donner bonne conscience. Mais la réalité est là : taux d'échec 75 %. L'institution carcérale s'en lave les mains, démontrant son incapacité en la matière.
•60% des sortants déclarent ne pas avoir d'emploi (notamment les femmes, les étrangers, les moins de 25 ans, et les plus de 40 ans)
•En moyenne, les libérés sortent avec 130 €
•20% des détenus sortent avec moins de 8 €
•Plus d'un quart des libérés sortent avec moins de 15 € en poche
•80% des libérés sous conditions déclarent être embauchés à leur libération.
Les prisonniers sont l'un des groupes marginalisés de la société, mais c'est consciemment et délibérément qu'on en a fait des déshérités placés au ban de la société parce qu'ils ont commis une infraction contre des personnes ou des biens, ont méprisé les valeurs reconnues par la société ou ont enfreint les règles imposées par un régime politique. Cela ne veut pas dire pour autant que leur incarcération temporaire soit une réponse suffisante au phénomène de la criminalité. En fin de compte, presque tous les détenus deviennent d'anciens délinquants qui sont rendus à la société dans laquelle ils ont commis leur infraction. Il est donc tout à fait justifié de chercher à protéger la société contre de nouvelles infractions en améliorant les chances de réinsertion réussie des détenus dans la société et c’est avec 10,04€» perçus quotidiennement au titre de l’aide à la réinsertion octroyée par l’État, à la recherche de travail qu’on peut espérer se réinsérer dans la société.

l'indifférence

Les gens passent à coté de toi Sans se soucier de ton désaroi,Ce soir si tu dors sur le trottoir
ça restera ton histoire...Qu'importe ton errance, Qu'importe ta souffrance...
Et cependant, comme eux Tu as été un homme heureux Tu avais un logement,Une femme et des enfants...
Tu n'as pas toujours été le "clodo" Qu'on snob et que l'on toise de haut !Tu avais une situation, tu étais "intégré"
Dans notre sacré société...Et puis un jour tu perds ton boulot après avoir rendu visite à Mme Prison ,revenu libre tu cherches à effectuer des petits travaux Mais tu es trop jeune... ou trop vieux,tu es un pauvre miséreux...Te voila donc, devenu chômeur,Commencement de tous tes malheurs.Qu'importe ton devenir,La société se moque de ton avenir...Alors te voila dans la rue,
Sans aide et sans main tendue.Tu découvres un monde de misère,Que tu pensais solidaire !
Comment croire en l'humanité, Lorsque la vie vous a mortifié ?
Au coin de votre rue, si vous rencontrez Un laissé pour compte, un oublié celui qu'on évite de regarder
Faites lui don d'un peu d'argent,
Mais surtout de quelques mots en passant Non pas comme un acte de charité,Mais en toute amitié.
Sans forcer les confidences,
Sans oublier,Que vous avez face à vous un homme blessé !


Puissent certains professionnels des mondes judiciaire et pénitentiaire devenir... non plus de froides machines à broyer, mais de réels interlocuteurs qui savent écouter et se remettre en question, sans utiliser parfois la loi ou le règlement comme instrument de pouvoir et d'écrasement sur les autres. Puissent ces professionnels devenir des personnes plus abordables (et non plus "intouchables"), plus sensibles et ouvertes à la détresse, plus transparentes, humaines et justes ; qu'elles puissent sanctionner et relever dans le respect de l'être humain et de sa dignité. C'est cela la vraie justice. La loi est faite pour la dignité de l'homme, et non l'homme pour l'unique dignité de la loi. Puisse le système punitif français montrer l'exemple et devenir enfin globalement porteur de vie, de reconstruction et d'espoir, pour tous ceux et celles qui le subissent car ils ont commis une faute... Puisse la France être davantage porteuse de liberté, d'égalité, de fraternité, y compris et surtout à l'intérieur de ses prisons."
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il n'y a de souffrance ou de misère
qu'un homme ou une femme ne puisse vaincre...

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