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09.07.2007

Des gardiens de prison contre la surpopulation

medium_Chauconin-Neufmontiers.jpgUne soixantaine de surveillants pénitentiaires de la prison de Chauconin- Neufmontiers, près de Meaux (Seine-et-Marne), ont manifesté lundi 9 juillet devant les portes de la prison pour protester contre la "surpopulation carcérale", a-t-on appris lundi auprès des syndicats.
Les gardiens de prison, rassemblés devant les portes depuis 06H00, ont organisé un barbecue vers midi, et devraient lever le camp vers 18H00, a affirmé à l'AFP James Balogog, porte-parole de l'UFAP (Union fédérale autonome pénitentiaire).

Pas le droit de grève

N'ayant pas le droit de grève, les surveillants prennent sur leur temps de repos ou leurs congés pour participer à ce rassemblement.
L'UFAP, FO et la CGT avaient annoncé dès vendredi ce rassemblement, avant que ne soit connue ce week-end la décision du président Nicolas Sarkozy de ne pas accorder de grâces présidentielles cette année.
Les gardiens protestent contre "la surpopulation carcérale", les "agressions répétées", le "manque de personnels", et manifestent pour la "sécurisation du centre pénitentiaire".

Pas de moyens

"Notre propos n'est pas politique. Nous protestons parce que nous ne voyons pas la trace des moyens qui nous permettraient de gérer la surpopulation carcérale. L'absence de grâces, les peines planchers vont créer une augmentation énorme de la population carcérale. Il faudrait construire des prisons, embaucher, ce dont on n'entend pas beaucoup parler", a expliqué James Balogog.
Le taux d'occupation des deux maisons d'arrêt de Chauconin atteint 154%, selon le syndicaliste. "Il y a 541 détenus pour 352 places. Actuellement nous avons 90 personnes qui dorment sur des matelas par terre". Le centre de détention, réservé aux longues peines, n'est pas concerné par la surpopulation
j'écris pas mal de chose sur les conditions de détention désastreuse pour soi-même et la famille qui nous entoure et nous soutient
Défaillances. L’annonce de la suppression du traditionnel droit de grâce du 14 Juillet relève de cette logique. Pour la justifier, Nicolas Sarkozy développe dans son entretien au Journal du dimanche des arguments propres à séduire au-delà des clivages droite-gauche. Il pose ainsi comme principe que les défaillances de l’Etat en matière de système carcéral (et notamment sur la question de la surpopulation) ne sont plus acceptables. «Le décret qui m’a été proposé visait à faire sortir 3 000 détenus de prisons. Depuis quand le droit de grâce sert-il à gérer les prisons ?» interroge-t-il. Mais, à aucun moment, il n’évoque dans cette interview des moyens supplémentaires et un plan pour les prisons. Convaincu que la rigueur qui a fait son succès durant quatre ans place Beauvau a toujours autant le vent en poupe, le chef de l’Etat prend soin de ne pas redire aux Français (comme­ il l’avait fait durant sa campagne) que l’état des prisons est « un scandale» et qu’il faudra y consacrer d’énormes sommes.
Justice · Nous ne pouvons juger du degré de civilisation d’une nation qu’en visitant ses prisons...
Le pire pour un détenu, c'est de ne rien attendre, de ne rien avoir à espérer

Pour supporter la prison il faut devenir un autre Le voyage dans la douleur.
« I had a dream » (j'ai fait un rêve) Que les représentants de la société n’abuseraient plus de leurs pouvoirs, on ne peut pas défendre la liberté en enfermant des milliers d’individus. Johnbrit